Santé. L’autohypnose à la portée de tous

Santé. L’autohypnose à la portée de tous

Isabelle Moreau.

Un manuel sur l’autohypnose, écrit par deux psychiatres de la région nantaise, invite à plonger en soi pour harmoniser sa vie.

À qui le livre s’adresse-t-il ?

À ceux qui veulent se prendre en main pour résoudre leurs difficultés, vaincre leurs douleurs morales et physiques (peurs, stress, manque de confiance, insomnie, deuil…) ou certains comportements. Clair, fluide, précis, l’ouvrage est enrichi de dessins. Destiné au grand public, il se présente comme un cahier avec des exercices pour avancer pas à pas.

Comment fonctionne l’autohypnose ?

C’est une forme de transe, favorisant la jonction corps-esprit, qui sollicite les ressources intérieures. Selon l’approche ericksonienne, dont s’inspirent les auteures psychiatres, « chacun dispose, à l’intérieur de lui-même, des savoir-faire, des compétences utiles pour faire face à sa vie ». Ces zones-ressources, assoupies, ne demandent qu’à s’éveiller. Une porte d’entrée fertile : se concentrer sur ses sens et sur le moment présent. L’idée est d’aboutir à une coopération du conscient et de l’inconscient. « L’hypnose provoque une recherche intérieure pour qu’un changement puisse survenir », expliquent les deux médecins, qui se concentrent maintenant sur l’hypnose médicale.

À quoi ressemble une séance d’autohypnose ?

D’abord, on formule son objectif. Par exemple, « je veux réussir mon examen » (que je rate chaque fois à cause du stress). Ensuite, on se focalise sur ses sensations physiques pour laisser la transe s’installer. Un travail intérieur se met en place. De sa richesse dépendra la résolution du problème. Une intuition peut jaillir, une compréhension se faire jour, qui éclaire la route et permet de passer l’obstacle. Il faut se montrer patient. L’autohypnose demande du temps et de la persévérance.

Y a-t-il des risques ?

L’autohypnose « est un processus naturel et ancestral ».Certains « en font sans le savoir ; pour d’autres, c’est plus compliqué ». Les auteures ont mis au point un kit de bases qui permet de savoir s’arrêter. Au départ, elles recommandent de s’entraîner dans un lieu calme et agréable. Ensuite, on peut pratiquer dans les transports, sur son lieu de travail, en voyage…

Élise Lelarge et Isabelle Prévot-Stimec

Source: ouest-france

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